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RAYMOND BONNOT ET LA MANUFACTURE DE CHAUSSURES DE SAINT-SEURIN-SUR-L’ISLE
Les Saint-Seurinois connaissent tous la « salle Bonnot », mais d’où vient ce nom ? Rien à voir avec la Bande à Bonnot !
Raymond BONNOT est né à Puisseguin le 12 juillet 1896. En 1922, il rachète une partie des bâtiments de la capsulerie Blanchard qui avait pris la suite de l’aciérie Jackson, pour y fonder une manufacture de chaussures et de chaussons.
Rapidement l’activité se développe et devient prospère se spécialisant dans les chaussons en feutre, les sandalettes en cuir, chromées et en caoutchouc et les Kneipp en toile avec un certain nombre de modèles déposés.
Raymond Bonnot, à l’image de ce que fait l’industriel BAUDOU, avec qui il est partenaires sur tout ce qui touche au caoutchouc, se lance aussi dans la publicité et les objets publicitaires.
Par ailleurs, Raymond BONNOT a été maire de Saint-Seurin-sur-l’Isle de 1947 à 1971. Parmi ses réalisations, citons le foyer rural (dont il ne reste que la tour Butaud), le réseau de tout-à-l’égout, des terrains de sport mais aussi la construction de lotissement, tant en HLM qu’en accession à la propriété.
Il était vice-président du syndicat de chaussure du libournais et vice-président national. Il était également chevalier de la légion d’honneur, cité à 4 reprises pour la croix de guerre. Chevalier du mérite commercial et chevalier du mérite social.
Un homme de bien, un peu oublié, dont le nom est aujourd’hui associé à la salle polyvalente de Saint-Seurin-sur-l’Isle, où se tenait cette manufacture.
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LE MOULIN A TRACTION ANIMALE DE LOGERIE A SAINT-SEURIN-SUR-L’ISLE
C’est peu connu, mais en plus des moulins à eau et des moulins à vent, il existait aussi des moulins à traction animale, et parfois humaine ! On les appelle aussi « moulins à sang ».
A Logerie, à Saint-Seurin-sur-l’Isle près du moulin à eau du même nom, sur l’Isle, existait, dans un chai à proximité, un moulin à traction animale pour écraser les noix et faire de l’huile.
Le curé de Camps nous donne un bon exemple de l’utilisation de cette huile de noix. En 1732 il écrit « j'ay fait planter dans le cimetière de Camps du côté du mydy 5 à 6 pieds de petits noyers pour servir à l'usage de la lampe devant le St Sacrement ». La culture du noyer, même si elle n’était pas omniprésente, était pratiquée un peu partout car cette huile de noix était nécessaire pour l’éclairage.
Le moulin à traction animale de Logerie appartenait à la famille DUCLION et nous avons la chance d’en avoir un descriptif précis datant de 1747. En voici quelques extraits :
« PREMIEREMENT un moulin à huille qui parait très beau et bon, PLUS un collier pour le cheval qui fait tourner ledit moulin qui est presque neuf, PLUS un pressoir à huille avec un vis les deux poutres duquel ont 14 pieds de long, PLUS une grande poille servant à chauffer les noix qui sont moullue, étant laditte poille, de cuivre rouge demy uzée, PLUS une cullière de cuivre jaune et manche de fer demy neuve, PLUS une ouillette de fer blanc, PLUS une mesure pour mesurer l’huille qui est en fer blanc »
Enfin, ce même inventaire mentionne, dans « un vieux coffre qui ne ferme point à clef », « un gros linseul pour le pressoir à huile ».
Ce moulin à traction n'existe plus aujourd'hui.
Nous ne connaissons pas d’autre exemple en Libournais de moulin à traction animale. Et vous ?
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